Au Bénin, plusieurs publications sur les réseaux sociaux ont annoncé mardi 18 mai 2021 l’encerclement par la police républicaine de la maison de l’opposant Eric Houndété. Des vérifications effectuées par Banouto, il s'agit d'une fausse information.
Eric Houndété, président du parti ''Les Démocrates''
La police républicaine a-t-elle encerclé la maison du président du parti ‘’Les Démocrates’’, Éric Houndété ? L’information d’un éventuel encerclement du domicile de l’opposant au régime du président Patrice Talon a circulé dans la soirée du mardi 18 mai 2021 sur les réseaux sociaux notamment dans les groupes WhatsApp. « Le domicile du président du parti ‘’Les Démocrates’’ solidement encerclé par la police républicaine. Le Bénin est en danger. Éric Houndété le président du parti ‘’Les Démocrates’’ actuellement sur la braise », fait mention le post qui a été abondamment relayée dans les groupes WhatsApp.
Cette information n’a pas manqué de susciter des interrogations dans le rang des internautes béninois. « Que se passe-t-il réellement ? Le nombre de prisonniers politiques au Bénin peut-être évalué à combien actuellement ? Et les exilés politiques ? », s’est interrogé un internaute à la lecture de cette information. « Hum! Que devient le Bénin? », a écrit un autre.
Fake news
« Bénin Check Info », le service de vérification des faits de Banouto, a contacté des sources proches de l’ex-député Éric Houndété. Il en ressort que la maison d'Eric Houndeté n'a jamais été encerclée mardi 18 avril 2021 par la police. C'était une fausse information.
L’élection présidentielle du dimanche 11 avril 2021 au Bénin s’est déroulée dans un contexte particulier marqué par des violences dans quelques localités du centre et du nord du pays. Les autorités policières et judiciaires ont procédé à l'arrestation de plusieurs présumés auteurs et commanditaires de ces violences ayant fait officiellement 21 bléssés dans le rang des forces de sécurité et un mort à Bantè, selon les sources de Banouto.
Les candidats recalés de l’opposition tels que Reckya Madougou (arrêtée avant l'élection) et Joël Aïvo sont placés en détention provisoire par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).
Rodrigue
Celui qui a donnè l'alerte va assumer ses responsabilités.